|
Note individuelle
: |
Jacques Barbeu du Bourg, ou encore Jacques Barbeu-Dubourg est un scientifique français, célèbre pour ses travaux de botanique, né le 12 février 1709 à Mayenne et mort le 13 décembre 1799 à Paris.
Famille originaire de Mayenne, il est le fils de Claude Barbeu-Dubourg et de Françoise Gournay. Il commence des études théologiques et apprend les langues anciennes, notamment l’hébreu afin d’entrer dans les ordres, et le grec. Bachelier en droit, il fait des études médicales à Paris et obtient son doctorat en 1748. Professeur à la faculté de médecine de Paris, il publie divers ouvrages médicaux, et se consacre ensuite à la botanique.
Il s'intéresse à des sujets très variés : la linguistique, l'histoire, l'archéologie, la littérature, la physique, etc. Benjamin Franklin (1706-1790) entretient avec lui une correspondance suivie et amicale. Barbeu du Bourg traduit en 1773 ses œuvres.
Il occupe à la faculté de médecine la chaire de pharmacie et fonde la "Gazette d'Epidaure", devenue plus tard la "Gazette de Médecine". Il s’enthousiasma pour les idées politiques de la jeune Amérique et vouait une admiration pour Benjamin Franklin. En 1774, il envoya du matériel de guerre et décida de jeunes nobles à aider les insurgés. Il se ruina à la tâche. Il est mort avant d’avoir connu la victoire de «ses amis». Il était membre des académies et sociétés royales de Londres, Stockholm et Philadelphie.
Il est l'auteur de nombreux livres et mémoires dont la Chronographie, ou Description des tems, contenant toute la suite des souverains de l'univers et des principaux événements de chaque siècle... (Paris, 1753), Gazette d'Épidaure, ou Recueil de nouvelles de médecine avec des réflexions pour simplifier la théorie et éclairer la pratique (Paris, 1762), Le Botaniste françois, comprenant toutes les plantes communes et usuelles... (deux volumes, Paris, 1767), Petit Code de la raison humaine, ou Exposition succincte de ce que la raison dicte à tous les hommes pour éclairer leur conduite et assurer leur bonheur (Paris, 1789), etc.
C’est surtout son Botaniste françois qui retient l’attention. Il y suit la méthode linnéenne et décrit les plantes des environs de Paris. Destiné aux étudiants et surtout aux herboristes, Barbeu du Bourg y décrit l’usage médicinal des différentes espèces. Il est le premier à nommer et à décrire les plantes en français, abandonnant là le latin, cette innovation va être bientôt reprise par de nombreux auteurs.
Ses cendres sont déposées à la chapelle de Saint-Symphorien de l'église de Saint-Germain-des-Prés.
[modifier] Publications Lettres d'un garçon barbier (Zöïolomastix) à l'abbé Desfontaines, sur la maîtrise ès-arts. Paris, 1743 Deux lettres à une dame, au sujet d'une expérience de chirurgie faite à la Charité, le 22 juin 1744. Paris, 1744 Daturne etiam vitalium organorum somnus ? Parisiis, 1746 An variolarum morbus absque eruptione ? Parisiis, 1747 Utrum anni climaterici caetris perriculosiores ? Parisiis, 1747 An praecipua sanguinis officina pulmo ? Parisiis, 1748 An Tracheotomiae, nune scapellum, nune trigonus muero ? Parisiis, 1748 Lettres sur l'histoire, par Henri Saint-Jean, lord vicomte de Bolingsbroke (suivies de Réflexions sur l'exil, et de la Lettre sur le véritable usage de la retraite et de l'étude) ; le tout traduit de l'anglais. Paris, 1752 (lien) Chronographie ou description des temps, contenant toute la suite des souverains de l'univers, et des principaux évènements de chaque siècle, depuis la création du monde jusqu'à présent. Paris, 1753 Gazette d'Epidaure, ou recueil hebdomadaire des nouvelles de médecine, avec des réflexions pour simplifier la théorie et éclairer la pratique. Paris, 1761-1763. 5 volumes. Recherche sur la durée de la grossesse et le terme de l'accouchement. Amsterdam, 1765 Le botaniste françois, comprenant toutes les plantes communes et useulles, disposées suivant une nouvelle méthode, et décrites en langue vulgaire. Paris, Lacombe, 1767. On y trouve indiquée suivant la nouvelle méthode linnéenne, de nombreuses stations de plantes des environs de Paris. De plus, il a été écrit dans un but essentiellement pratique, pour les étudiants et surtout les herboristes. "Enfin, pour la première fois la description et le nom des plantes y étaient donnés en français." Contient : une nouvelle méthode de botanique. Trois " lettres à M. sur l'application de la botanique à la médecine". Un avis sur la récolte, la dessiccation et la conservation des simples. Un catalogue d'un jardin de plantes usuelles divisées en six classes. Un index des plantes qui croissent aux environs de Paris. Le tome II a pour titre: "Le botaniste français, ou manuel d'herborisation" et traite des plantes qui se trouvent aux environs de Paris. Manuel de botanique Paris, (1767-1768) Second mémoire à consulter pour lui et les dcoteurs régens de la faculté de Paris. Paris, 1768 Editeur des Lettre d'un fermier de Pensylvanie, aux habitans de l'Amérique septentrionale, trdauit de l'anglais, 1769 de Benjamin Franklin Opinion d'un médecin de la faculté de Paris, en faveur de l'inoculation de la petite vérole. Paris, 1769 Œuvres de Benjamin Franklin, traduit de l'anglais. Paris, Quillau, Esprit, et l'Auteur, 1773, Paris, 1775. 2 volumes. C'est la 1ère édition des œuvres de Benjamin Franklin (1706-1790). L'ensemble se présente sous forme de lettres, traduites par le médecin et naturaliste Jacques Barbeu-Dubourg, correspondant et ami de Franklin, on trouve les notions d'électrisation positive ou négative, qui sont à la base de la théorie du condensateur ; ainsi que ses expériences faites au moyen d'un cerf-volant pour étudier l'électrisation des nuages. Franklin établira la nature électrique de la foudre et donnera une explication nouvelle de ce phénomène. (lien) Petit code de la raison humaine, ou Exposition succiente de ce que la raison dicte à tous les hommes pour éclairer leur conduite et assurer leur bonheur. Londres, 1774, 1782, 1789. Ouvrage dédié à à Benjamin Franklin, fut d'ailleurs imprimé pour la première fois en 1774 sur les presses de Benjamin Franklin. L'édition de 1789 « la plus complète », du Petit Code de la raison humaine dans lequel son auteur fait l'éloge de la famille et du mariage, du travail, de la tolérance ; il défend en outre le droit de propriété et l'impôt foncier, et développe des idées agrariennes sur la population et l'agriculture. Richard Saunders, dit Poor Richard, pseudonyme de Benjamin Franklin, La science du bonhomme Richard ou Moyen facile de payer des impôts, traduit de l’anglois par Jacques Barbeu Dubourg, Philadelphie, et se trouve à Paris, chez Ruault, 1777 Le calendrier de Philadelphie, ou Constitutions de Sancho-Pança et du bonhomme Richard en Pennsylvanie. Philadelphie et Paris, 1778. (lien). Faux titre : ?Calendrier de Philadelphie ou Sancho-Pança, législateur en Amérique?. - Par Jacques Barbeu Du Bourg. - Nouv. émission de l'éd. de 1777, avec recomposition du faux titre et du titre, augmentée de : ?Introduction. Sancho-Pança, législateur en Pennsylvanie? et ?Conversation après souper, entre Mistriss Rachel, Sir Thomas, le Bon-homme Richard et Sancho-Pança? qui ne sont peut-être pas de Barbeu Du Bourg, d'après A.O. Alridge : ?Benjamin Franklin et ses contemporains français? dans : ?Proceedings of the American philosophical society? Sommaire de Chronologie, en vers techniques Lettres d'un médecin de la faculté de Paris à un de ses confrères au sujet de la Société royale de médecine. sans date Lettre à Mademoiselle *** sur les vents Objections à M. Basselin, que la quadrature du cercle Projet d'un cours complet de médecine [modifier] Sources Adrien Davy de Virville (dir.) (1955). Histoire de la botanique en France. SEDES (Paris) : 394 p. Amédée Dechambre (187?). Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. G. Masson (Paris), huitième tome. Portail Histoire de la zoologie et de la botanique – Accédez aux articles de Wikipédia concernant l'histoire de ces disciplines.
|